mardi 4 décembre 2012

Gorilles de Montagne : Malgré une augmentation de la population, l'espèce n'est pas hors de danger


Le dernier recensement effectué par l'Uganda Wildlife Authority a permis de constater une augmentation de la population des gorilles de montagne au sud-ouest de l'Ouganda. Mais ces résultats positifs sont à nuancer et ne doivent pas faire oublier les menaces importantes qui pèsent sur ces espèces (en danger critique d’extinction) tels que le braconnage illégal, les maladies transmises par l’homme, la perte d’habitat ou encore les projets d’exploration pétrolière dans le parc des Virunga, situé dans la République démocratique du Congo voisine.

Le nombre de gorilles de montagne en hausse…
Le gorille de montagne (Gorilla beringei beringei) a pour habitat les forêts parc national de la Forêt Impénétrable de Bwindi dans le sud-ouest de l'Ouganda et les forêts des montagnes des Virunga en Afrique centrale, une région couverte par trois parcs nationaux en République démocratique du Congo (RDC), en Ouganda et au Rwanda.
Le dernier recensement effectué à Bwindi (et dont les données ont été publiées le
14 novembre) a permis de dénombrer 400 gorilles de montagne dans cette région, tandis que le recensement effectué en 2010 dans le massif des Virunga portait le nombre d’individus à 480. Au cours de la dernière décennie, ces deux populations ont connu une croissance positive.
 …grâce à d’importants efforts de conservationEntre 2010 à 2012, le nombre d’individus dans le monde est passé de 786 à 880 soit une augmentation de 12%.
"Les gorilles de montagne sont les seuls grands singes à connaitre une augmentation de leur population. Ceci est largement dû aux efforts intenses menés pour la conservation de l’espèce et à l'engagement des communautés », s’est félicité David Greer, Responsable du Programme Grands Singes du WWF.
Les gorilles de montagne constituent une source importante de revenus touristiques qui au-delà de contribuer au développement des activités de surveillance du parc, sont réinvestis dans des projets communautaires tels que la construction de puits ou d’écoles.
Mais les gorilles de montagne ne sont pas hors de danger d’extinction Les pièges posés par les braconniers, les maladies transmises par les humaines ou la perte d'habitat constituent des menaces importantes pour la survie des gorilles de montagne. Les projets actuels d’exploration pétrolière en République démocratique du Congo sont également très préoccupants dans le Parc national des Virunga.

Même si les forages pétroliers n’ont pas lieu dans l’espace de vie des gorilles, cette activité industrielle pourrait cependant compromettre l'intégrité du premier parc national d’Afrique, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO pour sa biodiversité exceptionnelle (gorilles de montagne, éléphants, hippopotames, okapis, etc.). Un afflux de travailleurs et d'équipements l
ourds s’accompagnerait probablement d’une augmentation de la déforestation et du braconnage illégal.

 « Au moins sept gorilles de montagne ont été capturés cette année via les pièges posés par les braconniers dans le Parc des Virunga et deux n'ont pas survécu, alerte David Greer. La population de gorilles reste fragile et peut facilement décliner si la recherche à tout prix de l’argent du pétrole prend le pas sur les mesures de conservation ».

A noter :
Ce recensement a été mené par l'Agence pour la protection de la faune en Ouganda (Uganda Wildlife Authority) l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) ainsi que l'Agence rwandaise pour le développement (RDB). Le recensement a également été soutenu par le Programme International de Conservation des Gorilles (une coalition de l'African Wildlife Foundation, Fauna & Flora International et WWF), l'Institut Max Planck d’anthropologie évolutionniste, le Conservation Through Public Health, le projet vétérinaire des gorilles de montagne, l'Institut pour la conservation de la forêt tropicale, et le Dian Fossey Gorilla Fund International.
Ce recensement a été financé par le WWF Suède avec le soutien de Berggorilla & Regenwald Direkthilfe e.V, la Wildlife Conservation Society et l'Institut Max Planck d’anthropologie évolutionniste.

EPR : le mythe de l'électricité pas chère s'effondre un peu plus

EPR_Flamnville_2011
EPR de Flamanville

Une fois de plus, EDF annonce une augmentation du coût de l'EPR. Evalué au départ autour de 3 milliards d'euro, il est rendu à près de 8,5 milliards d'euro. Où s'arrêtera cette folle inflation ? A y regarder de près, le « nucléaire nouveau » sera excessivement cher, probablement déjà plus cher que l'éolien terrestre et encore, sans compter qu'il ne paye qu'un montant d'assurance dérisoire sur les risques d'accidents.

Le coût du MWh de l'EPR de Flamanville

Evalué par EDF en 2005 à 42 € le MWh, il est rendu aujourd'hui autour de 70 à 90 € le MWh, en cohérence avec les demandes d'EDF au gouvernement de la Grande Bretagne de lui garantir un tarif de rachat à 100 €. Les éoliennes sont aujourd'hui à 85 €/MWh. Depuis longtemps, FNE explique que le coût du nucléaire augmentant et celui des énergies renouvelables diminuant, les courbes vont bientôt se croiser. N'en déplaise à certains, ces énergies vont devenir concurrentielles ! Encore heureux que le second EPR soit arrêté ! Quel dommage de poursuivre celui de Flamanville...

Serait-il plus sûr ?

L'explication de EDF pour cette nouvelle augmentation est surprenante. Bien sûr il y a eu plusieurs malfaçons : des trous énormes dans le béton, 45 consoles destinées à soutenir des poutres de plus de 100 tonnes défectueuses, mais aussi des morts sur ce chantier... Mais EDF explique aussi cette nouvelle augmentation par la prise en compte de l'accident de Fukushima. Tiens donc ! Il nous semblait que madame Lauvergeon, présidente du directoire d'AREVA à l'époque, avait dit au lendemain de l'accident que tout se serait bien passé avec un EPR !
Selon Maryse Arditi, pilote du réseau énergie de FNE « De plus en plus gros, de plus en plus difficile et cher à construire, de plus en plus complexe à contrôler et probablement à piloter, l'EPR nous envoie dans le mur. Il faut arrêter les frais et se tourner résolument vers les énergies renouvelables et construire une société plus sobre. »

Source:notre planéte info

La facture de l'EPR de Flamanville flambe à 8,5 milliards d'euros

L'un des réacteurs EPR en construction à la centrale nucléaire de Flamanville, le 8 novembre 2012Le coût du réacteur EPR en construction à Flamanville (Manche) n'en finit pas de flamber: EDF a annoncé lundi un surcoût de 2 milliards d'euros portant la facture à 8,5 milliards, de quoi affûter les armes des opposants à l'atome en plein débat sur l'avenir énergétique du pays.

Dans un communiqué, le g

roupe a expliqué avoir pris en compte différents facteurs dans cette révision à la hausse, notamment des études destinées à vérifier la robustesse de certaines pièces ou locaux qui n'avaient jusqu'ici jamais été réalisés avant la mise en service du réacteur.

Alors qu'EDF s'attendait à devoir modifier une centaine d'éléments, "on s'est aperçu que c'était près d'un millier" qu'il fallait revoir, "ce qui a une influence considérable sur l'évaluation globale de la charge des contrats", sans modifier le calendrier d'achèvement, a expliqué à des journalistes Hervé Machenaud, directeur de la production et de l'ingéniérie chez EDF.

A cela s'ajoute l'intégration de nouvelles exigences réglementaires, ainsi que des enseignements postérieurs à la catastrophe nucléaire de Fukushima intervenue en mars 2011 au Japon, et des aléas industriels dont le remplacement de consoles, d'énormes pièces métalliques entourant le bâtiment réacteur, que le groupe a du changer après la détection de défauts.

Le coût de cet EPR avait déjà été quasiment doublé l'an dernier, à 6 milliards d'euros contre 3,3 milliards annoncés initialement en 2005. Outre les 2 milliards de surcoûts annoncés ce lundi, la prise en compte de l'inflation porte le total à 8,5 milliards d'euros en valeur actualisée, selon EDF.

Le géant français de l'électricité a en revanche maintenu le calendrier de mise en service de ce réacteur de 3e génération, tablant toujours sur un démarrage de la production en 2016, soit avec 4 ans de retard par rapport au calendrier d'achèvement initial.

"Brise le mythe du nucléaire pas cher"

Cette nouvelle tombe au plus mal pour EDF, alors que le gouvernement vient de lancer le débat national sur la transition énergétique, qui doit aider à définir la politique énergétique de la France et proposer des pistes pour réduire de 75 à 50% la part du nucléaire dans l'électricité à l'horizon 2025.

Le groupe a en outre écopé lundi pour la première fois d'une amende de 4.000 euros suite à une fuite radioactive à Golfech (Tarn-et-Garonne).

"Cette annonce enterre la compétitivité de l'EPR face à l'éolien" et "tue aussi la crédibilité de l'EPR à l'export", a déclaré à l'AFP Sophia Majnoni, en charge des questions nucléaires à Greenpeace France.

"Voilà qui vient briser le mythe, si cela n'était pas déjà fait, du nucléaire pas cher. Ce sont 8,5 milliards gaspillés et détournés des véritables alternatives. Il faut arrêter les frais et stopper ce chantier qui est absurde", a renchéri auprès de l'AFP, Charlotte Mijeon, porte-parole du réseau Sortir du nucléaire.

Un argument rejeté par M. Machenaud, qui assure que même à ce niveau, le nucléaire reste moins cher que les énergies renouvelables hors hydraulique.

Le directeur financier Thomas Piquemal a par ailleurs assuré que cette réévaluation n'aurait pas d'impact sur les objectifs financiers d'EDF post-2012. Ils avaient été récemment abaissés, précipitant le cours d'EDF à de nouveaux plus bas historiques.

EDF a de plus estimé que, s'agissant de la "tête de série" d'une nouvelle génération de réacteurs, on ne pouvait en tirer de conclusions quant au coût des autres EPR qu'il souhaite bâtir en Grande-Bretagne. Selon la presse britannique, leur coût aurait flambé à 8,6 milliards d'euros l'unité, ce qui pourrait pousser le britannique Centrica, qui devait les co-financer, à jeter l'éponge.


Source:Afp

Climat: face à la "crise", Ban veut "un fort engagement" des pays à Doha


Photographe : Karim Jaafar :: Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon à Doha pour un conférence sur le climat, le 4 décembre 2012Le monde vit une "crise" climatique qui "menace nos économies, notre sécurité et le bien-être de nos enfants", a déclaré mardi à Doha le secrétaire général de l'ONU en appelant à "un fort engagement" des pays présents à la conférence sur le climat pour parvenir à un accord.

"N'ayons aucune illusion. Ceci est une crise, une menace pour nous tous, nos économies, notre sécurité et le bien-être de nos enfants et de ceux qui viendront après eux", a déclaré Ban Ki-Moon aux délégués et ministres présents à Doha.
"Les signes du danger sont partout (...) cette année, nous avons vu Manhattan et Pékin sous l'eau", a-t-il dit.
"L'anormal est devenu la nouvelle normalité", a lancé M. Ban. Exhortant la communauté internationale à agir, il a poursuivi: "les émissions de gaz à effet de serre ont atteint un niveau record. Nous, collectivement, sommes le problème".
Le secrétaire général de l'ONU a alors enjoint les délégations des quelque 190 pays présents à Doha "à faire preuve d'un esprit de compromis". "Je compte vraiment sur un fort engagement de votre part", avait-il déclaré plus tôt dans un premier discours.
Les ministres de l'Energie, de l'Environnement ou encore des Affaires étrangères commençaient à arriver mardi à Doha pour finaliser les négociations lancées le 26 novembre et qui doivent s'achever vendredi.
Loin d'apporter une réponse à la hauteur du défi du changement climatique, les pourparlers portent sur l'acte II de Kyoto et l'aide financière aux pays du sud.
M. Ban a fait état "de sentiments mêlés, optimistes et pessimistes" sur l'issue de la conférence de Doha.
Pour le secrétaire général de l'ONU, la conférence doit donner naissance à "une seconde période d'engagement du protocole de Kyoto", et doit montrer un "engagement fort vis à vis d'un cadre global, légalement contraignant, en 2015".
Le protocole de Kyoto n'engage que les pays industrialisés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, à l'exception notable des Etats-Unis qui ne l'ont pas ratifié.
La communauté internationale a prévu de se doter en 2015 d'un accord impliquant tous les pays, dont les deux plus grands pollueurs que sont la Chine et les Etats-Unis, pour une entrée en vigueur en 2020.
Concernant la question de l'aide financière aux pays les plus vulnérables, M. Ban a estimé qu'il "faut s'entendre sur une aide à moyen-terme, d'ici 2015".
Il a également appelé à "remplir" le nouvellement créé Fonds vert avec les 100 milliards de dollars par an promis d'ici 2020 par les pays riches, et non se contenter d'une "coquille vide".
Les pays en développement demandent 60 milliards de dollars d'ici 2015, pour assurer une transition entre l'aide d'urgence décidée en 2009 et représentant 30 milliards de dollars pour 2010-2012, et la promesse des 100 milliards.
Source:Afp

lundi 3 décembre 2012

le grand canyon serait beaucoup plus vieux que ce que l'on pensait


Selon une étude américaine, le Grand Canyon daterait de plus de 70 millions d'années. De quoi bouleverser la théorie la plus communément admise qui fait remonter la naissance du célèbre canyon à cinq ou six millions d'années.

Selon une étude publiée hier dans la revue Science, la formation du Grand Canyon du Colorado serait bien plus vieille que ce qu'on a estimé jusqu'à aujourd'hui. En effet, elle daterait de plus de 70 millions d'années et pas de seulement cinq ou six millions d'années comme on le croyait. Pour affirmer cela, les scientifiques de l'Institut de Technologie de Californie (Caltech), auteurs de cette étude, avancent de nouvelles données qui prouvent que certaines des parties du Grand Canyon seraient vieilles d'au moins 55 millions d'années.

Ces résultats ont été obtenus de deux manières : d'une part, grâce à l’analyse de la quantité d'hélium produit par la désintégration radioactive de l'apatite, un minéral, et d'autre part, par la distribution spatiale des atomes d'hélium prisonniers dans des cristaux de cette roche proche de la surface. Cette technique permet de reconstituer l'évolution des températures de l'apatite et de dater ainsi le moment de sa remontée à la surface sous l'action de la rivière qui a érodé le sol et formé le canyon. En effet, l'apatite est chaude quand elle est enterrée dans le sol mais se refroidit de 25°C à chaque kilomètre qu'elle remonte. 
"Nos mesures laissent penser que le canyon existait il y a plus de 70 millions d'années", indique Kenneth Farley, professeur de géochimie à Caltech et co-auteur de l'étude. Ainsi, le Grand Canyon aurait déjà été présent à l'époque des dinosaures (disparus il y a 65 millions d'années). "Notre principal objectif scientifique est de comprendre l'histoire du plateau du Colorado pour savoir pourquoi cette formation géographique imposante et inhabituelle existe et quand elle s'est formée", précise le géologue cité par l'AFP. La compréhension de ce phénomène permettrait alors d'en apprendre bien plus sur de nombreuses particularités géologiques de l'ouest américain, notamment leur tectonique et leur topographie, estime le scientifique.
Source: l'Institut de Technologie de Californie (Caltech)

Préservons les forêts : sans forêt, pas de pluie !

Les forêts, près de 1,6 milliard de personnes en dépendent pour leur subsistance, elles produisent des biens dont certains ont une valeur marchande comme le bois, des produits pharmaceutiques et bien d'autres encore. Elles rendent des services essentiels : régulent le climat, les pluies, évitent les effets dévastateurs des tsunamis sur les côtes, procurent de l'eau potable, constituent un véritable stock de carbone… Et maintiennent les sols fragiles de régions qui subissent de fortes pluies. Les forêts jouent en réalité un rôle primordial dans la préservation des équilibres sociaux et écologiques.


Disparition des forêts rime avec absence de pluie et sécheresse

Une étude de 2005 de la NASA[1] a révélé que la fumée issue des forêts brûlées inhibe la production de nuages et donc diminuent les précipitations. Par ailleurs, en remplaçant la forêt tropicale par des terres d'agriculture ou d'élevage on augmente la réflectivité de la terre, on absorbe moins l'énergie du soleil et on diminue en conséquence le régime des précipitations.
Agissant comme des pompes, les forêts entrainent les précipitations à partir des zones côtières dans les zones continentales. Les forêts tropicales peuvent aussi « refroidir » la Terre par évaporation d'énormes volumes d'eau et la création de nuages qui réfléchissent la lumière du soleil vers l'espace. La forêt amazonienne à elle seule rejette autour de 8 milliards de tonnes de vapeur d'eau dans l'atmosphère chaque année.
La déforestation historique en Inde a provoqué un changement dans la mousson diminuant la pluviométrie de 30%. Et les conséquences peuvent aller au-delà de la région où la déforestation se produit : l'Amazone influence les précipitations du Mexique au Texas et les forêts tropicales d'Asie du Sud impactent les pluies jusque dans les Balkans.
Aussi, le service de régulation du débit de l'eau rendu par les forêts a été évalué entre 1360 et 5235 $ par ha et par an, uniquement pour les forêts tropicales (valeur de 2007).

Disparition des forêts et des mayas

La découverte du climatologue Ben Cook nous apprend que la disparition de la civilisation Maya fut principalement la conséquence de la déforestation.
Ces découvertes montrent que la destruction des forêts a entrainé une réduction des précipitations et un ébranlement de la civilisation par les sécheresses successives. En effet, les arbres injectent de l'eau dans l'atmosphère par évapotranspiration de leurs feuilles et contribuent ainsi notablement aux précipitations sur les régions continentales.
Pendant la période précoloniale Maya, la déforestation aurait participé à la diminution de 10 à 20% des précipitations engendrant ainsi une sécheresse qui semble avoir été la conséquence de la disparition de cette civilisation.

Forêts : stations d'épuration

En plus de générer cette eau, la forêt nous la nettoie. Elle agit comme une véritable station d'épuration, filtrant polluants, métaux lourds, azotes à travers les systèmes racinaires avant de venir se reposer dans les nappes phréatiques pour poursuivre son long cycle de l'eau.
Trois quarts de l'eau douce accessible provient des bassins versants des forêts ; les forêts purifient l'eau potable des deux tiers des grandes villes des pays en développement.
Un autre exemple en pays développé cette fois-ci, celui de la ville de New-York qui préféra restaurer les fonctions écologiques du bassin versant alentour d'où provenait l'eau plutôt que de construire et exploiter une station de traitement(économie réalisée : 80% du coût de la construction d'une nouvelle station sans compter les frais d'entretien).

Les forêts : meilleur assureur en matière des dégâts des eaux

Les forêts sont les meilleures barrières naturelles contre les inondations, les glissements de terrain ou les tempêtes. Elles jouent un rôle protecteur primordial pour des millions de personnes, qu'ils vivent dans les terres ou en façade maritime, en faisant tampon entre l'eau, le vent et les habitations.
Elles contrôlent aussi le ruissellement des eaux en stockant l'eau de pluie puis en la rejetant progressivement dans les aquifères, ce qui réduit les risques d'inondation et de glissement de terrains. En prévenant l'érosion des sols elles évitent également la perte des sols et de l'humus nécessaire à l'agriculture.
Les services rendus par les forêts, comme l'influence sur le régime des pluies, sont aujourd'hui en danger. L'histoire de la disparition de la civilisation Maya se reproduira-t-elle pour l'homme moderne, incapable de tirer profit des expériences du passé ?

Notes

  1. Etude de Cook, avec la NASA Goddard Institute for Space Studies (GISS) et l'Université de Columbia Lamont-Doherty Earth – Observatory de New York Ville.

Fukushima aura-t-il bientôt son sarcophage ?


Le « couvercle » prévu pour isoler le bâtiment-réacteur n°. 3 de Fukushima-Daiichi ne ressemblerait-il plutôt pas à un sarcophage qui cache son nom ?

Dans son rapport intérimaire du 14 novembre 2012, Tepco présentait pour la première fois le projet d’installer un « couvercle » en acier qui devrait recouvrir l’ensemble du bâtiment-réacteur n°.3 de Fukushima-Daiichi.
L'histoire électronucléaire se répète : le couvercle de Fukushima n°. 3 pourrait devenir un sarcophage
Même si l’opérateur annonce qu’il s’agit avant tout d’améliorer les conditions de sécurité du bâtiment n°. 3 au cours des opérations de déchargement du combustible usagé de la piscine prévues à partir de 2015 dans le meilleur des cas , certains observateurs se demandent s’il ne s’agirait pas plutôt en fait d’une ébauche de sarcophage « à la Tchernobyl » et si l’opérateur ne prévoyait pas purement et simplement de condamner plus ou moins longtemps l’accès à l’ex-unité n°.3, un peu à la manière de l’ex-unité n°. 4 de la centrale Lénine de Tchernobyl.

Tchernobyl, octobre 1986, achèvement du premier sarcophage sur l’ex-unité n°. 4

Il y a cependant une différence notoire car les Soviétiques accomplirent en moins de 6 mois ce que les Japonais n’auront probablement pas réalisé avant au minimum l’été 2013 soit plus de 2 années après la catastrophe : recouvrir l’ensemble de la structure du bâtiment-réacteur d’un blindage en acier visant à contraindre autant que peut se faire la remise en circulation des quantités astronomiques de particules radioactives dispersées à proximité du réacteur.
L’idée du sarcophage de Tchernobyl était de faire reposer l’essentiel de la structure au niveau de 2 poutres principales de 35m de portée (B1B2 ci-dessus), lesdites poutres étant assurées au niveau des moignons des 2 anciennes cheminées d’aération de l’ex-unité n°. 4.

Fukushima, vers 2013-2014, achèvement du (premier ?) couvercle sur l’ex-bâtiment-réacteur n°. 4

Basé sur une idée similaire adaptée aux conditions sismiques locales, le « couvercle » qui recouvrira à terme l’unité n°. 3 de Fukushima-Daiichi reposera donc également sur 2 points d’appuis posés sur des plots parasismiques au niveau de l’étage technique (niveau 5) ainsi que sur 2 appuis principaux localisés au niveau des extrémités Est et Ouest du BR. 3.

Amusons-nous maintenant à superposer les 2 constructions

Certaines corrélations entre les 2 structures apparaissent clairement quand les 2 schémas sont superposés et mis à l’échelle :
Nous pouvons constater de visu que 3 des 4 points d’appuis des deux structures se superposent parfaitement (cercles rouges) à la fois dans le plan vertical et dans le plan horizontal. Attendu que nous sommes très attentifs aux similitudes que d’autres appelleraient volontiers « coïncidences », nous pouvons nous permettre d’émettre l’opinion que les ingénieurs de génie civil Japonais travaillant sur le projet de couvercle se sont peut-être légèrement inspirés du sarcophage n°. 1 qui a été réalisé précédemment à Tchernobyl.
Après tout, pourquoi pas ? En poursuivant un peu plus notre théorie, nous nous baserons d’une part sur cette comparaison et d’autre part sur l’acception moderne du mot « sarcophage »  pour émettre l’idée suivante :
Les Japonais prévoiraient peut-être de recouvrir le bâtiment afin de « mettre en sommeil » pour une durée plus ou moins longue les travaux réalisés au niveau de l’ex-unité n°.3 de Fukushima-Daiichi, d’autant plus que les niveaux de radioactivité constatés dans les étages inférieurs du BR. 3 ne décroissent pas comme ils devraient théoriquement le faire, bien au contraire.
Et puisque nous tombons dans le symbolisme, nous ajouterons que l’étymologie de ce même mot (sarcophagus, cercueil qui mange les chairs) nous amène à oser une définition améliorée : les Japonais voudraient bien enterrer sur le plan symbolique l’unité n°. 3 avant que cette dernière ne dévore intégralement les chairs de ses semblables, tel le sarcophagus de la Grèce antique.


Sources :

dimanche 2 décembre 2012

Equateur: le dilemme de Yasuni, une réserve débordant de vie et de pétrole

Photographe : Pablo Cozzaglio :: Un singe sur une branche dans le parc de Yasuni en Equateur, le 11 novembre 2012
Ce petit paradis de 982.000 hectares, qui recense l'une des plus grandes concentrations d'espèces au monde, abrite aussi l'équivalent de 846 millions de barils de brut, pas moins d'un cinquième des réserves de l'Equateur.
Au nom de la protection de l'environnement, le président socialiste Rafael Correa défend le projet Yasuni ITT (du nom des gisements d'Ishpingo, Tiputini et Tambococha): renoncer à l'exploitation en échange d'une indemnisation internationale de 3,6 milliards de dollars, une somme qui représenterait la moitié du manque à gagner.
Mais les fonds récoltés depuis 2011 via le Pnud (Programme des Nations unies pour le développement) n'ont atteint que 200 millions de dollars et, en attendant, l'industrie pétrolière poursuit son implantation, initiée dans les années 80. Avec son cortège d'hélicoptères.
Il y a deux ans, quand je suis arrivée, on ne les entendait pas. Depuis cinq mois, c'est quatre fois par semaine. Les singes courent effrayés, certains se prennent dans les bras", raconte à l'AFP la biologiste espagnole, Sara Alvarez, qui réalise une enquête sur les primates dans cette réserve amazonienne, au nord-est de l'Equateur.
Selon cette chercheuse, l'exploitation des gisements va détruire l'habitat naturel des singes, notamment en raison de la construction de routes. "La réduction de l'espace va en outre les empêcher d'accéder à certains fruits", explique-t-elle.
A une cinquantaine de kilomètres du gisement de Tiputini, Sara Alvarez étudie le comportement des primates dans un centre de recherches installé depuis 1995 par l'Université privée San Francisco de Quito.
Sa directrice, la scientifique américaine Kelly Swing, soutient que le stress occasionné par l'exploitation pétrolière aboutit à une baisse de la reproduction chez les animaux, un phénomène entraînant à son tour de multiples conséquences.
Un dixième des espèces de la planète
"Le cas des singes est sensible car (si leur nombre diminuait) nous aurions moins de disperseurs de graines, ce qui aboutirait à une perte de plusieurs espèces d'arbres", explique-t-elle.
Selon le centre de recherches, la réserve de Yasuni, qui a servi de refuge pour les animaux durant l'ère glaciaire, recèle actuellement un dixième des espèces de la planète, en raison de sa localisation entre l'Amazonie, les Andes et la ligne équatoriale.
Véritable arche de Noé, Yasuni abrite en effet 696 variétés d'oiseaux, 2.274 d'arbres, 382 de poissons, 169 de mammifères ou encore 121 de reptiles. Sur un seul hectare, on y recense 100.000 espèces d'insectes.
Or de nombreux défenseurs de l'environnement insistent sur le fait que le développement des routes porte atteinte à la faune et la flore, ainsi qu'aux sources d'eau naturelles.
Mémoire vivante des lieux, Mayer Rodriguez, un guide de 69 ans, se souvient des berges de la rivière Tiputini qu'il a connu peuplées de hordes d'animaux, il y a un demi-siècle.
"Il y avait des jaguars, des tapirs et des singes partout. Il en reste encore beaucoup, mais rien de comparable avec autrefois", assure-t-il.
Selon des estimations scientifiques, un kilomètre de route entraîne la déforestation d'une centaine d'hectares. Or un arbre permet d'absorber une tonne de dioxyde de carbone, l'équivalent des gaz émis par 500 voitures en un an.
Les détracteurs de l'industrie pétrolière ont ainsi calculé que l'abandon des gisements de Yasuni permettrait d'éviter l'émission de 407 millions de tonnes de dioxyde de carbone, l'équivalent de ce que produisent par an le Brésil ou la France.
Et même si le pétrole constitue sa principale source de devises, le thème de l'environnement est particulièrement sensible en Equateur, où le géant pétrolier américain Chevron a été condamné à une amende record de 19 milliards de dollars pour une pollution provoquée entre 1964 et 1990 dans la forêt amazonienne par une filiale.
Source:Afp

Dubaï ou l'arrogance des projets immobiliers

Photographe : Marwan Naamani :: Une vue de la skyline de Dubaï, avec certains en construction, le 6 avril 2010

Dubaï a renoué avec ses annonces de méga-projets, trois ans après la crise financière qui a paralysé son secteur immobilier en plein essor, mais des doutes persistent sur leur financement et leur faisabilité


Dès lors que les données économiques de l'émirat ont commencé à faire bonne figure et malgré un lourd fardeau d'une dette cumulée durant des années, Dubaï semble de nouveau prêt à s'engager dans des projets grandioses.
"Nous ne prévoyons pas l'avenir. Nous le construisons", a lancé le souverain de Dubaï, cheikh Mohamed Ben Rached Al-Maktoum, qui a imposé l'émirat comme une destination touristique et un centre d'affaires régional, en dévoilant le plan de construction d'une cité portant son nom.
Parmi les attractions du nouveau projet, figure un centre commercial qui sera le plus grand au monde, rejoignant Dubaï Mall qui est déjà une destination mondiale du shopping et du divertissement.
La Cité Mohamed Ben Rached, prévue sur une grande partie du désert de l'émirat, aura un jardin 30% plus grand que le célèbre Hyde Park de Londres, outre une centaine d'hôtels et un parc à thème Universal Studios.
Aucune indication n'a été fournie sur le coût du projet, qui doit être réalisé par Dubaï Holding, un conglomérat du souverain, et le groupe Emaar, promoteur de Burj Khalifa, la plus haute tour au monde.
Dubaï, qui a d'autre par annoncé cette semaine un centre de loisirs et des parcs à thème d'un coût de 10 milliards de dirhams (2,7 milliards USD), semble vouloir capitaliser sur le tourisme qui, selon des statistiques officielles, enregistre une croissance annuelle de 13% et un taux d'occupation dans les hôtels de 82% en 2011.
"Les installations actuelles de Dubaï doivent être renforcées pour être à la hauteur des ambitions futures de la ville", a déclaré cheikh Mohammed en soulignant la croissance du tourisme, y compris celui des conférences et expositions.
"Une grande partie des projets est liée à l'expansion des capacités de Dubaï dans les secteurs de base (...), tel que le tourisme, ce qui est positif", souligne l'économiste Monica Malik de la banque d'investissement EFG-Hermes.
Mais la source de financement des méga-projets reste vague.
Une dette importante
"Nous avons nos propres ressources et leur mode de financement. Nous sommes convaincus que ces projets seront réalisés", assure le secrétaire général du Conseil économique de Dubaï, Hani al-Hamli, dans le magazine Arabian Business.
Or Dubaï ploie encore sous le poids de la dette, qui avait culminé à 113 milliards de dollars, avec une tranche de 9,3 milliards USD devant arriver à échéance en 2013 et une autre de 3 milliards USD en 2014.
"Les banques restent prudentes sur les prêts au développement immobilier et gardent encore d'importantes provisions pour les prêts immobiliers non performants" d'avant la crise, a noté jeudi le cabinet de conseil immobilier Jones Lang LaSalle dans un communiqué.
Cependant, "le fait que les projets sont de long terme est positif car ils peuvent être réalisés suivant la demande (...) et éviter une sur-offre", a déclaré à l'AFP Monica Malik.
Après s'être contractée de 2,4% en 2009, l'économie de Dubaï s'est reprise, réalisant un taux de croissance de 2,8% en 2010, 3,4% en 2011 et 4,1% au premier semestre de cette année, soutenu par le tourisme, le commerce et les transports.
Mais l'immobilier --principal moteur d'une croissance rapide avant la crise-- est en retard sur d'autres secteurs avec seulement 1,5% au cours des six premiers mois de 2012.
Le secteur s'est effondré en 2009 sous l'effet de la crise financière: des investisseurs ont dû mettre en attente ou annuler des projets programmés, alors qu'il y a surabondance de projets dans certains quartiers.
Source:Afp

samedi 1 décembre 2012

Quand la "déforestation" atteint aussi les mers


Publié le 27 mai 2012 par Émeline Ferard sur Maxiscience
Un quart de la végétation présente au fond des océans a disparu
Un quart de la végétation présente au fond des océans a disparu. Or, tout comme les arbres, elle capte fortement le CO2. Sa destruction pourrait donc bouleverser l’équilibre gazeux de notre planète.
La déforestation terrestre, visible, est une plaie majeure pour notre planète, mais sachez que les "forêts" marines ne se portent pas mieux : 29% d'entre elles n’existent plus en raison de la pollution ou du changement climatique. Or, ne pas s'en occuper serait une erreur car les herbiers marins contribuent significativement à la régulation du CO2 atmosphérique.
En effet, selon une étude parue le 20 mai dans l’édition en ligne de Nature Geoscience, la végétation marine capterait deux fois et demi plus de carbone par kilomètre carré que les forêts terrestres. Pour chiffrer le phénomène, cela représente 83.000 tonnes métrique de carbone piégées par les plantes marines quand une forêt en absorbe 30.000. Même si ces végétaux ne tapissent que 0,2% des fonds marins, cela représente des surfaces non négligeables pour une planète recouverte d’océans au deux tiers.
Aussi, d’après les chercheurs ces plantes conserveraient le carbone beaucoup plus longtemps qu’un arbre "typique". Les recherches ont montré que certains herbiers analysés à travers le monde contenaient du carbone vieux de plusieurs milliers d’années. A l’heure actuelle, les scientifiques estiment que ces plantes marines capturent environ 27 millions de tonnes de carbone par an. Leur disparition progressive pourrait ainsi déstabiliser fortement les concentrations de CO2 atmosphérique.

Réchauffement climatique : la Banque mondiale craint des "cataclysmes" pour 2060


Publié le 26 novembre 2012 par Emmanuel Perrin sur Maxiscience
Un réchauffement climatique de 4 degrés celsius pourrait causer une cascade de cataclysmes selon la banque mondiale
La Banque mondiale prédit un véritable cataclysme climatique si le réchauffement de la planète grimpe de 4°C d’ici 2060. Selon elle, une "cascade de catastrophes" pourrait alors frapper les pays pauvres.
Alors que la conférence de Doha vient tout juste d'ouvrir ses portes au Qatar, c'est une conclusion préoccupante dont a fait part la Banque mondiale. Elle estime qu'avec un réchauffement climatique de 4°C dès 2060, une "cascade de cataclysmes" s’abattrait sur les pays pauvres qui seraient frappés par les inondations, la sécheresse ou encore la montée des océans. "Ce monde serait tellement différent de celui dans lequel nous vivons qu'il est difficile de le décrire", prévient son président, Jim Yong Kim cité par 20minutes.fr. Le rapport publié hier par l’Institution indique même que des "décennies de développement" pourraient être réduites à néant.
Selon la Banque mondiale, la communauté internationale ne parviendra jamais à tenir l'engagement pris de contenir le réchauffement du globe à +2°C. D'après son rapport, le thermomètre mondial pourrait en effet grimper de 4°C "au cours du siècle" et "dès 2060" si les gouvernements mondiaux n'agissent pas d'urgence. Ainsi, cette catastrophe climatique "peut et doit être évitée", souligne la Banque mondiale qui pointe du doigt la responsabilité de l'homme dans le réchauffement en cours. De son côté, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, cité en marge du rapport, déclare que "nous, la communauté internationale, avons encore le temps d'adopter de nouvelles politiques, de modifier notre cap et de prévenir les conséquences les plus dangereuses du changement climatique".
Mais les catastrophes climatiques ne sont pas la seule préoccupation de la Banque mondiale. Elle prédit aussi une aggravation des "pénuries d'eau" en Afrique de l'Est, au Moyen-Orient ou en Asie du Sud et un "important rebond" de la mortalité infantile en Afrique sub-saharienne si rien n’est fait. De plus, certaines maladies risquent de se développer de manière exponentielle, notamment celles véhiculées par les insectes comme la malaria ou la dengue. De même, les barrières de corail, "protections naturelles contre les inondations", pourraient ne pas résister aux retombées acides du CO2 dans l'océan.
La lutte contre le réchauffement n'est pas l'ennemie de la croissance
Selon le rapport rendu public à Washington, le changement climatique pourrait ainsi devenir "la plus grande menace à la biodiversité". "Les plus pauvres et les plus vulnérables seront les plus durement touchés", assure le président de la Banque mondiale, même si aucune région ne serait épargnée (à l’image des sécheresses ayant frappé cet été les Etats-Unis, l’Australie ou l'Europe de l'Est). L'Institut de recherche sur l'impact du changement climatique de Potsdam (Allemagne) à l’origine du rapport estime qu’avec "un monde à +4 °C [il n'y a] aucune certitude" que la planète puisse y faire face.
Si le rapport ne propose pas de solution-miracle, il cherche surtout à faire passer un message : la lutte contre le réchauffement n'est pas l'ennemie de la croissance. "Le secteur privé doit comprendre que l'adaptation au réchauffement climatique constitue une opportunité économique", souligne Jim Yong Kim qui estime que la Chine en a pris conscience et qui appelle d'autres à suivre son exemple. Reste à voir si cela se concrétisera au Qatar lors de la conférence environnementale de l’ONU qui semble pourtant bien mal s’annoncer.

L'Allemagne épinglée par les écologistes pour ses voitures trop polluantes


Alors que de plus en plus de pays aident les voitures "propres", l'Allemagne fait la part belle aux grosses cylindrées qui ont fait sa renommée mondiale mais polluent davantage, dénoncent des organisations écologistes.

Les véhicules fortement motorisés (grosses berlines, voitures de sport et 4X4) sont un des plus beaux succès industriels de l'Allemagne. Cette réussite symbolisée par les marques haut de gamme Audi, BMW, Mercedes ou Porsche s'appuie sur une forte demande domestique, dopée par la quasi-absence de fiscalité écologique sur les automobiles.
Près de deux voitures sur trois vendues en Allemagne sont immatriculées par des sociétés. Mais cette part dépasse 80% pour les modèles les plus huppés.
Or, les entreprises peuvent déduire fiscalement 100% du prix d'acquisition et du coût en carburant de leurs flottes, sans limites liées aux émissions de CO2 comme elles existent dans d'autres pays européens tels que l'Irlande ou la France. Plus l'automobile est chère, plus l'avantage fiscal est donc important.
"L'Allemagne conduit la politique de subvention des véhicules polluants la plus absurde au monde", dénonce Patrick Huth, responsable de l'association écologiste Deutsche Umwelthilfe (DUH), qui réclame une prise en compte des émissions de gaz à effet de serre.
Dans un pays où la voiture est un symbole de statut social, les entreprises sont incitées à fournir à leurs cadres des véhicules prestigieux, comme partie de leur rémunération.
"Les entreprises commandent des voitures lourdes avec une consommation de carburant élevée, car l'image est pour elles plus importante que la lutte contre le changement climatique. Cette règle fiscale assure à l'industrie automobile un marché domestique pour ses véhicules premium", souligne Sigrid Totz, de l'ONG Greenpeace.
Vitesse illimitée
La taxation des véhicules de particuliers est aussi l'une de celles en Europe qui tient le moins compte des rejets de gaz à effet de serre, selon une étude du DUH.
L'absence de limite de vitesse sur la moitié du réseau autoroutier, une "règle unique parmi les pays industrialisés", constitue aussi une "incitation à acheter des véhicules surmotorisés", dénonce M. Huth.
Chaque année, l'Allemagne se retrouve en queue de pelotons en Europe pour les émissions de CO2 des véhicules neufs vendus sur son territoire.
Les voitures vendues au Danemark et au Portugal sur les sept premiers mois de 2012 émettaient moins de 120 grammes par km, aux Pays-Bas, en Irlande et en France elles étaient sous les 125 grammes... l'Allemagne restait à plus de 140.
Le président de la Fédération de l'industrie automobile allemande (VDA), Matthias Wissmann, a cependant souligné récemment que "depuis 2006 les marques allemandes ont baissé leur consommation moyenne de 20%", grâce à des milliards d'euros investis notamment dans l'efficacité des moteurs.
Ferdinand Dudenhöffer, expert automobile à l'université de Duisbourg (ouest), estime même que "les constructeurs allemands de voitures premium ont fait plus de progrès que les constructeurs généralistes".
Plusieurs modèles de berlines haut de gamme affichent des performances équivalentes à celles de petits véhicules moins modernes, selon lui.
Les groupes allemands "ont énormément investi en technologie et n'ont pas de problème pour respecter les limites d'émissions de CO2 en Europe", juge M. Dudenhöffer.
Il reconnaît cependant un retard sur les technologies hybrides (motorisation thermique et électrique). Sur les 10 premiers mois de 2012, le japonais Toyota a capté 75% de ce marché en Allemagne, devant le groupe français PSA (Peugeot, Citroën) qui dépasse lui-même tous ses concurrents allemands.
M. Huth y voit une conséquence perverse de la "quasi-absence d'incitation fiscale" pour les voitures propres en Allemagne.
Source:Afp

Les Mayas commencent à célébrer la fin d’une ère, mais pas la fin du monde


Les prêtres mayas ont commencé jeudi les cérémonies destinées à marquer la fin de l’ère actuelle prévue autour du 21 décembre, selon leur calendrier, avec des danses, des rituels et de l’encens pour remercier les dieux, au Mexique. Une cérémonie du « Nouveau Feu » a été organisée dans un parc de Mexico. Une solution de repli, car les Mayas n’ont pas été autorisés à pratiquer leurs rituels dans les temples de leurs ancêtres.
Selon la culture maya, le temps est organisé en périodes de 394 ans appelées « baktuns ». Le 13e baktun s’achève aux environs du 21 décembre, et le chiffre 13 est sacré chez les Mayas. C’est la fin d’une ère pour les Mayas, une ère qui a été très intense pour nous, et au cours de laquelle nous avons connu la souffrance et la douleur », déclare José Manrique Esquivel, un prêtre maya âgé de 52 ans, une coiffe en plumes sur la tête et le corps couvert de peintures.
Les 800.000 Mayas qui vivent toujours au Mexique espèrent que l’ère qui s’ouvre leur soit plus clémente, après celle qui a commencé au début du 17e siècle avec les conséquences dramatiques de la colonisation espagnole. José Manrique Esquivel, comme de nombreux archéologues et astronomes, ne pense pas que les anciens Mayas avaient prédit la fin du monde pour le 21 décembre. Mais il aurait voulu célébrer le passage au nouveau « baktun » dignement.
Accès interdit
L’accès aux sites archéologiques de Chichen Itza, Coban et Tulum a été interdit aux prêtres mayas. « Cela nous met en colère, mais c’est comme ça », se résigne José Manrique Esquivel. « Nous pratiquons nos rituels dans des patios, des champs, des endroits vides, partout où nous le pouvons. »
Francisco de Anda, responsable de la presse à l’Institut national d’anthropologie et d’histoire, qui supervise les sites archéologiques mexicains, a déclaré que l’interdiction avait été émise pour préserver la sécurité des visiteurs et pour épargner les sites, « surtout aux dates où il y a un grand nombre de visiteurs ». A l’équinoxe de printemps en 2011, Chichen Itza, dont une pyramide est conçue pour jouer avec l’ombre du soleil à ce moment précis de l’année, avait accueilli environ 35.000 personnes en un jour. Une telle affluence rend l’organisation de cérémonies dangereuse, selon lui.
« Nombre des groupes qui veulent organiser des cérémonies apportent des brasiers et veulent brûler de l’encens, et ce n’est tout simplement pas autorisé », ajoute Francisco de Anda. Par ailleurs, les plates-formes des temples sont fragiles et leur structure pourrait se détériorer sous le poids des fidèles. « Pour des raisons de protection du patrimoine, l’escalade d’environ 80% des structures de Chichen Itza est interdite », précise M. de Anda.
Le 21 décembre, environ 250 Mayas doivent présenter une cérémonie baptisée « Moments sacrés des Mayas » dans la ville de Valladolid dans l’Etat du Yucatan, a annoncé Saul Ancona, secrétaire au tourisme de l’Etat. Le monde ne s’arrêtera pas de tourner, pense-t-il. D’ailleurs, l’édition 2013 du festival qu’il organise sur la culture maya a déjà été planifiée.
source:Afp

Découverte d'un gigantesque trou noir, le plus gros jamais trouvé ?



Publié le 29 novembre 2012 par Maxime Lambert sur Maxiscience
Le gigantesque trou noir a été trouvée dans la galaxie NGC 1277 ici en photo
Des astronomes pensent avoir découvert le deuxième voire le premier plus gros trou noir jamais observé. Ce colosse possèderait une masse équivalente à 17 milliards de fois celle de notre Soleil et se trouverait dans une petite galaxie à environ 250 millions d'années-lumière de nous.
C’est au cœur d'une lointaine galaxie que des astronomes pensent avoir découvert le plus gros trou noir jamais observé. Ce monstre est situé à quelque 250 millions d'années-lumière de la Terre, dans une galaxie dix fois plus petite que la Voie Lactée et baptisée NGC 1277. Or, la gueule de ce trou noir serait, d'après les mesures, 11 fois plus large que l'orbite de la planète Neptune autour du Soleil. Plus impressionnante encore, celui-ci posséderait une masse équivalant à 17 milliards de fois celle de notre Soleil.
Il serait ainsi tellement énorme qu'il représenterait 14% de la masse totale de sa galaxie, contre seulement 0,1% habituellement. Une masse tellement gigantesque et si loin de la "normale" que les scientifiques ont pris une année pour vérifier leurs résultats et soumettre leur étude à la publication. "La première fois que j'ai calculé cela, j'ai pensé que j'avais dû faire une erreur quelque part. Nous avons essayé à nouveau avec les mêmes instruments, puis avec un instrument différent", a expliqué àSpace.com Remco van den Bosch, astronome de l'Institut Max Planck pour l'Astronomie en Allemagne. Mais les chercheurs sont arrivés aux mêmes résultats.
"C'est vraiment une galaxie insolite", a indiqué de son côté Karl Gebhardt, de l'Université du Texas à Austin. "C'est presque entièrement un trou noir. Elle pourrait constituer le premier objet d'une nouvelle classe, les trous noirs galactiques", ajoute le chercheur, co-auteur de l'étude publiée dans Nature.
Une nouvelle théorie sur la formation des galaxies ?
Selon eux, la découverte pourrait bien obliger les spécialistes à réviser leurs théories sur la formation des galaxies. En effet, la taille disproportionnée du trou noir par rapport à sa galaxie hôte NGC 1277 pourrait être révélateur d'un mécanisme de formation cosmique jusque là ignoré. Une possibilité que les chercheurs comptent bien explorer en étudiant le trou noir découvert ainsi que d'autres.
Ceci permettra également peut-être de déterminer la place du trou noir de NGC 1277 dans le classement des plus gros trous noirs. Selon l'étude, il pourrait ainsi être bien plus massif que son plus grand concurrent connu, dont la taille est estimée mais non confirmée entre 6 et 37 milliards de fois la masse du Soleil. Ce dernier représenterait environ 59% de la masse centrale de sa galaxie hôte.
Néanmoins, l'équipe de Van den Bosch a expliqué qu'il avait également identifié cinq autres galaxies à proximité de NGC 1277 qui lui étaient semblables et pouvaient aussi abriter des trous noirs gigantesques. "Vous espérez toujours trouver un spécimen [d'un phénomène] mais maintenant, nous en avons six comme ça. Nous ne les espérions pas car nous nous attendons à ce que les trous noirs et les galaxies s'influencent mutuellement", a commenté Van den Bosch.
(Crédits photos : NASA / ESA)

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